Je me suis accroupi devant elle et l'ai regardée longuement la remerciant d'avoir accepté ce rendez-vous. Entre le travail, les
travaux de recherche et les voyages mon temps libre avait presque disparu. Je lui avais apporté des fleurs, non pour imiter quelque amant fiévreux ou maladroit mais pour lui
montrer mon attention. Elle avait sorti un grand vase de couleur blanche sur lequel était dessiné une femme grande et mince, imitation ridicule d'un Modigliani. Les fleurs ornaient maintenant la
table près de la fenêtre du salon, et en les regardant je m'aperçus qu'elles avaient la même couleur que le tapis sur lequel elle était étendue, nue, ses cuisses écartées laissant voir son
sexe épilé, aussi merveilleux à contempler qu'à pénétrer. Je savais que ces deux plaisirs -visuel et physique- nous accompagneraient ce soir mais avec la fatigue je ne me sentais plus
acteur mais propre spectateur de cette soirée.
Je lui pris la main pour l'embrasser et la caresser... elle gémit légèrement et ferma les yeux pour m'inciter à unir mes lèvres aux siennes. J'aimais cette situation de maîtrise où je pouvais lui
refuser ce plaisir, la laissant à ses envies et me contentant d'observer sa demande sensuelle. Elle continuait à lancer quelques sons, c'était une musique merveilleuse peut-être plus belle que
ses cris et gémissements durant l'accouplement... Finalement j'avais accédé à sa demande: je l'embrassais mais je commencais aussi à goûter avec ma main à son entrecuisse. Elle remuait en tout
sens, devenue incapable de prononcer le moindre mot, occupée à fouiller ma bouche avec sa langue. J'étais heureux de la sentir excitée, prête à s'oublier et à
enlever de son esprit toute pudeur ou barrière. Etouffés par notre étreinte il nous fallait stopper cette fusion buccale. Le souffle court, elle me regardait satisfaite et heureuse. Je souriais
pour marquer mon approbation. Seules nos respirations résonnaient dans la pièce ou peut-être n'entendions-nous plus qu'elles? Il nous fallait quelques instants pour reprendre nos esprits et
passer à d'autres sons. Je continuais à lui caresser le sexe et délicatement mon autre main titillait son sein gauche. Remise de ces premières émotions elle me demanda par un regard
d'utiliser le fouet posé à même le sol près du tapis sur lequel nous étions. La musique pouvait changer... (extrait)
Edward