Le blog de silvershadow
Demain, un long déplacement m'attend. La distance ne sera pas importante mais la durée du
voyage sera considérable, disproportionnée au regard des kilomètres à parcourir. J'aime les paysages, la nature, rêve de m'abandonner à vivre dans un quotidien moins urbain mais les nécessités
d'une existence m'amènent à vivre dans l'univers citadin, écrasant d'une grande capitale. Le pays est développé ou l'était il y a peu encore, alors pourquoi diable faut-il
aujourd'hui plusieurs heures pour un trajet aussi court? Parce que les réductions budgétaires-appelées aussi "économies"- n'ont plus de limites, qu'elles atteignent
tout individu même bien placé dans son entreprise? Oui c'est en partie vrai mais il y a autre chose, le trafic aérien -toujours croissant- n'est pas adapté à nos vies extrêmes qui nous
font passer d'un coin du continent à l'autre en quelques heures. Certes l'offre est pléthorique mais cela est vrai en théorie car dans la pratique sans avoir réservé longtemps à l'avance il n'y a
jamais de place quand ce n'est pas simplement l'absence d'avion qui nous empêche d'aller travailler.
Est-ce que je dois me plaindre, moi qui travaille, voyage et gagne ma vie? Peut-être pas, mais bien qu'acteur -et défenseur!- du système je tiens à garder un oeil objectif sur la situation. Nous
manions des chiffres chaque jour, nous en lisons d'autres dans le journal écrit, en entendons pour ceux qui écoutent une radio. On peut faire dire n'importe quoi à des chiffres, par exemple que
le chomage a baissé, que la crise n'est pas si grave, que les compagnies aériennes ont baissé leurs tarifs, etc. Mon expérience pratique m'oblige à être prudent. Pour aller d'un point à un autre,
le progrès est là en théorie, mais si vous le voulez partout et à tout moment, alors il faudra payer plus cher. Et cà les chiffres ne le disent pas.
Dans ce cas, je préférerais finalement un moyen encore plus lent...
Cheers,
Edward